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Claude Cohen Tannoudji

Prix Nobel en 1997 pour le ralentissement et le piégeage des atomes par la lumière laser.

Ses travaux sont à la source des recherches actuelles de l'IFRAF.



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Accueil du site > Thèses et habilitations > Spectroscopie d’un condensat de Bose-Einstein d’atomes d’ytterbium sur une raie optique ultra-fine : vers des champs de jauge artificiels sur réseaux optiques

Spectroscopie d’un condensat de Bose-Einstein d’atomes d’ytterbium sur une raie optique ultra-fine : vers des champs de jauge artificiels sur réseaux optiques

Soutenance de thèse de Matthias Scholl (LKB)

Vendredi 19 décembre 2014 à 14h00, dans la salle n°2 (bâtiment A) du Collège de France - 11 Place Marcelin Berthelot - 75005 Paris

Je présente le développement d’une expérience de production de gaz quantiques d’ytterbium. L’objectif est de réaliser des champs de jauge artificiels sur des gaz piégés dans des réseaux optiques. La combinaison de ces champs et des interactions entre atomes ouvre de nouvelles perspectives pour notre domaine comme la réalisation d’états analogues à ceux de la physique de l’effet Hall quantique fractionnaire.

Tout d’abord, je présente les méthodes expérimentales développées pour produire un condensat de Bose-Einstein d’atomes (CBE) d’Yb174 : un piège magnéto-optique sur la raie d’intercombinaison 1S0-3P1, son transfert dans un piège dipolaire et son transport sur une distance de 22 cm. Un condensat pur d’environ 6x10^4 est ensuite obtenu après évaporation dans un piège dipolaire croisé.

Les protocoles envisagés pour réaliser des champs de jauge artificiels requièrent le couplage cohérent du niveau fondamental 1S0 et du niveau métastable 3P0 sur la transition « horloge ». Nous avons construit un laser à 578nm asservi en fréquence sur une cavité de référence. En optimisant le point de fonctionnement en température de la cavité nous avons obtenu des dérives résiduelles en fréquence inférieures à 100 mHz/s. Nous avons réalisé une spectroscopie sur cette transition d’un CBE piégé ou en expansion et obtenu des largeurs de raies du l’ordre du kHz limitées par les interactions entre atomes.

Enfin, je présente en détail les protocoles pour réaliser des champs de jauge artificiels dans des réseaux optiques et leur éventuelle mise en pratique et notamment un schéma pour réaliser un réseau optique bichromatique dépendant de l’état interne des atomes dans une cavité doublement résonante.

Thèse effectuée au laboratoire Kastler-Brossel sous la direction de Jean Dalibard, au sein de l’équipe « Potentiels de jauge artificiels pour atomes d’ytterbium ultrafroids »

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